Bien sûr ce n'était qu'une simple anecdote , tellement
minime , qu'elle s'est cru obligée de la citer sur les ondes
. Le message est passé ! .. Jusqu'ou ne faut-il pas
aller pour créer des entreprises ! .. d'ailleurs Zéribi , ne
s'y est pas trompé.. mais...Il a très vite repris ... tout en
mettant çà sur le compte de l'humour ..Bravo , Karim, cette
façon élégante d'arrondir les angles ..Quelle chute heureuse pour
la Sophie ..! . ..
Mais qu'est ce que vous attendez donc pour la virer ? ..
il fut un temps , son mouvement Ethic s'était déjà fait remarquer
,en relayant
un mail sur le net , mensonger , concernant la SNCF
...
Mais non, vous ne le ferez pas , malgré ses manques de retenue ,
sa légéreté , ses idioties déversées sur les ondes ,
elle est trop utile à votre émission de propagande libérale !
..
Tiens , j'ai lu une fort belle définition de l'émission sur
Indymédia . vue aussi sur le plan
B
La radio du bon sens :
Animée par Alain Marshall (passé par « Ciel
mon mardi ! », « Combien ça coûte ? ») et
par Olivier Truchot (ancien directeur d’Autoroute FM),
l’émission se présente comme un « grand show »
réunissant « une vraie bande qui ose tout dire » et qui
affiche sa « liberté de ton, de conviction et
d’expression (1) » .
Une émission ou sévissent aussi et ont sévis les
pires chancres mous de l’ultra libèralisme françaoui, comme
Sophie de Menton la madame « éthique » du Medef grande
admiratrice et Amie de Denis Gauthier Sauvagnac (prends la caisse
de l’IUMM et tire toi) , Jacques Maillot fondateur de
Nouvelles Frontières, PDG de Témoignage chrétien ex pseudo Soixante
huigtard revonverti dans le social libèralisme, Karim Zéribi
« conseiller Égalité des chances » à la SNCF grand
admirateur béat de Tony Blair,veritable téte de pont du blairisme a
la francaise, Édouard Fillias président d’Alternative
libérale et des sites internet anti grève
« liberte-cherie » et « stoplagrève »
Le principe est simple : les deux animateurs
placent devant un micro trois « grandes gueules » puisées
au sein d’un vivier d’une vingtaine de braillards. Leur
mission ? Commenter l’« actualité »,
c’est-à-dire répéter les calembredaines du Parisien ou du
Monde, sans s’interdire de prolonger la soirée télévisée de
la veille. Ainsi, quand Nicolas Sarkozy passe sur France 2,
« Les grandes gueules » osent lancer un
« débat » d’envergure le lendemain :
« Sarkozy a-t-il été bon hier soir sur France 2 ? »
(1.12.06). Quelques semaines plus tard, autre thème brûlant :
« Sarkozy a-t-il été bon hier soir sur TF1 ? »
(6.2.07). La veille, une question hantait déjà
l’équipe : « Sarkozy ce soir sur TF1 :
regarderez-vous ? »
La « liberté de ton, de conviction et
d’expression » ne concerne apparemment ni les employés
ni les ouvriers : on n’en trouve aucun parmi les
dix-sept intervenants présentés sur le site de l’émission
(2). On compte en revanche trois chefs d’entreprise, ainsi
que l’homme d’affaires Jacques Maillot (fondateur de
Nouvelles Frontières, PDG de Témoignage chrétien), Jean-Claude
Larue (ancien membre du CSA, à la tête du syndicat national des
éditeurs de jeux vidéo) et Alain Marty, président du Wine and
Business Club (3).
Des jacasseurs calibrés
Les militants de gauche, eux aussi absents, doivent
laisser la parole à trois « personnalités » de
droite : Mourad Ghazli (membre du comité exécutif du Parti
radical, associé à l’UMP), Édouard Fillias (président
d’Alternative libérale) et Frank Tapiro (publicitaire
sarkozyste écarté par le candidat qui le trouvait trop à droite),
sans compter Claire O’Petit, commerçante conseillère
municipale UDF de Saint-Denis. Quant aux autres membres de
l’équipe, leur condition sociale les incite peu à ouvrir
leurs « grandes gueules » pour réciter des discours de
Bakounine : deux médecins, un prêtre, une avocate au barreau
de Paris et le président du l’Union des métiers et des
industries de l’hôtellerie. Karim Zéribi (« conseiller
Égalité des chances » à la SNCF) et Gaston Kelman (auteur de
Je suis noir et je n’aime pas le manioc) s’emploient à
donner un vernis « multiculturel » au caquetage patronal
qui ébranle les murs du studio.
La spécialité des « grandes gueules »
consiste à poser une question déjà matraquée par tous les médias
mais en la présentant comme une volonté courageuse de « briser
un tabou » : Le dialogue social à la SNCF, c’est la
guerre froide avant la chute du mur de Berlin ? (25.10.06),
Faut-il supprimer le RMI au nom de ses effets pervers ?
(7.11.06), SNCF : les syndicats savent-ils vraiment pourquoi
ils font grève ? (8.11.06), Et si la suppression de la durée
légale du travail était la solution pour l’emploi ?
(26.1.07), etc. Mais les titres des émissions ne
s’embarrassent pas systématiquement de la forme
interrogative : SNCF : de la grève, encore et
toujours ! (8.12.06), On n’a jamais autant fait la queue
à la Poste ! (21.12.06), Malgré une revalorisation des
salaires, les fonctionnaires seront en grève le 8 février !
(19.1.07). Sur tous ces sujets, il ruisselle du gosier des
« grandes gueules » un jus de Jacques Marseille –
sans le flacon universitaire. Une mine d’or pour qui cherche
à répertorier sans se fatiguer les opinions véhiculées au jour le
jour par le Parti de la presse et de l’argent (PPA).
Traumatisme postal
Sitôt leurs majestueux fessiers calés sur les
tabourets du studio, les Socrates de RMC lancent leurs thèmes
favoris, soit à l’aide d’un article de presse, soit par
le biais d’une anecdote. Un sujet sur la Poste commence par
les pleurnicheries de Claire O’Petit, empêchée de récupérer
un colis parce que les postiers étaient en grève.
« Y-en-a-ma-rre ! » vagit-elle (21.12.06). Alain
Marshall se garde de la contredire : il a lui-même fait la
queue à la Poste quelques jours plus tôt ! Réagissant à ces
récits d’épouvante, Olivier Truchot glapit en agitant Le
Parisien qui publie une « étude » sur
l’augmentation du temps d’attente des usagers. Le
« débat » est lancé, les « tabous » sont
« brisés » ! Franck Tapiro souligne le fond du
problème : « Le temps qu’on passe à la Poste est à
mon avis supérieur au temps qu’on passait à la Poste dans les
années soixante. Avec Internet et les nouveaux médias, je trouve ça
to-ta-le-ment ha-llu-ci-nant ! »
On l’a compris : « Les grandes
gueules » adorent les fonctionnaires. Alain Marty hurle à ceux
qui envisageaient de manifester le 8 février : « Devenez
plombiers ! Y a plein de métiers pour gagner de
l’argent ! » Plus à gauche, l’avocate Anna
Salabi compare les grèves à « un folklore » susceptible
de rapporter de l’argent : « ... y a le “Da
Vinci Tour” pour les touristes, on pourrait faire :
“Venez en période de grève en France, venez voir comment ça
se passe” » (19.1.07). Faisant souffler sur le cloaque
un trop bref appel d’air, les propos d’auditeurs
(récompensés par un T-shirt des « GG ») sont là pour
donner l’illusion que RMC est « une radio où tout le
monde s’exprime ». Ainsi, une malheureuse fonctionnaire
du ministère des Finances est houspillée au téléphone. « Vous
êtes prête, vous, à travailler plus pour gagner plus ? »,
« Est-ce que vous êtes trop nombreux à l’endroit où vous
êtes ? », « Y en a combien à peu près qui bossent
comme vous ? » On frémit à l’idée que « Les
grandes gueules » aient un jour à répondre à de telles
interpellations...
Les chômeurs occupent une place à part dans le
cœur de RMC. Pour le plus grand bonheur des intervenants, le
président du parti social-démocrate allemand a rabroué un
sans-emploi en lui conseillant : « Lavez-vous, rasez-vous
et vous trouverez du travail en trois semaines ! »
Aussitôt, la chef d’entreprise Sophie de Menthon explique à
Leïla, « militante dans le mouvement des stagiaires »,
qu’« il faut surtout penser justement parce qu’y a
pas de croissance que c’est une compèt’de chercher du
boulot. [...] Pardon, mais t’es un produit parmi
d’autres !... Donc c’est le meilleur brushing qui
l’emporte ! » L’animateur conclut :
« En tout cas, on peut saluer le courage du président du parti
social-démocrate, qui, vraiment, a joué les grandes gueules dans
cette affaire » (19.12.06).
Notes : 1) www.rmcinfo.fr (2) Exception faite
de Mourad Ghazli, présenté comme « syndicaliste RATP » et
« gestionnaire de biens ». (3) Le Wine and Business Club
s’enorgueillit d’avoir « animé depuis 1991 plus de
500 débats en présence de personnalités du monde de
l’entreprise (Patrick Ricard, Jacques Attali, Jean-Claude
Trichet, Jean Peyrelevade, Olivier Dassault, Michèle Cotta, Pierre
Cardin, Jean-Cyril Spinetta, Michel Pébereau, Claude Bébéar,
Bertrand Collomb, Daniel Bouton, Nicolas de Tavernost, Henri de
Castries, Alain Prost, Thierry Morin, Charles Beigbeder, Henri
Giscard d’Estaing...) » (www.winebusinessclub.fr).
Nota : Un certain nombre d'intervenants ont depuis
quitté cette émission dont Mourad Ghazli ( licencié ) .
Explications vidéo.
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